numéro vert 08 05 38 38 83
Les mots si beaux et si justes de son grand frère Lorenzo nous laissent sans voix…
Merci Lorenzo de nous permettre de les partager.
Quatre plus tard, ce 4 juin résonne toujours et pour toujours comme le jour de Matis.
« Aujourd’hui il y a 4 ans c’était ta dernière journée dans nos vies.
C’est à cause de tous ces jours-là que ce jour est devenu le plus difficile.
C’est à cause des jours heureux que l’on mesure le vide qu’ils ont laissé.
C’est à cause de tous ces souvenirs que ton absence a trouvé tant d’endroits où vivre.
C’est à cause de tous ces moments ordinaires que l’on découvre, trop tard, à quel point ils étaient extraordinaires.
On ne reconnaît jamais les plus beaux jours lorsqu’ils sont là.
On les vit sans les voir. On les traverse sans les tenir.
Puis un matin, des années plus tard, ils reviennent nous briser le cœur.
Mais avant cela ils gravent quelque chose.
Le manque qu’ils creusent quand ils partent.
La peur de les perdre quand ils sont encore là.
L’envie de les retenir quand on sent qu’ils glissent entre nos doigts.
Le silence qui pèse quand ils s’en vont.
J’ai pensé un temps que ce serait plus simple de n’avoir jamais été heureux.
Que les cicatrices qu’on refuse d’avoir sont celles qui ne saigneront pas.
Mais je me suis souvenu de toi.
Alors j’ai compris.
Que la joie peut bruler et la brulure rester.
Que le bonheur que l’on reçoit les mains ouvertes peut se transformer en manque que l’on porte les mains vides.
Parce qu’au fond, ils naissent du même endroit.
Le bonheur lui aussi laisse des cicatrices.
Les tiennes sont les plus belles que je porte ».
Nous pensons à vous Isa, Fred, Lorenzo, Romane et Matis.. .
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