La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.
Paul Éluard, extrait du recueil Derniers poèmes d’amour
Photo : la lune qui éclairait l’étape longue de notre marathon des sables en 2017 🌟
Très juste, allant au cœur
Très juste et beau.
Très juste
Merveille, merci beaucoup
C est beau
Si la mort n’est qu’une nuit, la fenêtre ouverte, la main ouverte et la vie a se partager n’est ce pas justement la réincarnation ?
Enfin je témoigne : l’annonce d’un poème de Paul Eluard m’a été faite dans mon cœur alors que ma fille mourrait à l’hôpital et je l’ai découvert in extremis à la fin de la préparation de ses funérailles en découvrant ce magnifique poème donné par l’univers au monde entier: LA NUIT N’EST JAMAIS COMPLÈTE et en plus j’ai reçu en songe cette vue dans laquelle je me suis retrouvée littéralement plongée lorsque je suis allée à la plage de la Costa Dorada à Salou en Espagne ,très tôt le matin du 2ème jour d’un voyage organisé.
Commentaire
One of the great poets of humanity and hope.
Thank you very much.
from Syria. the mayhem
Ce beau poème date de 1951, il est extrait du recueil le Phénix.
La mise en page de ce poème est la suivante. Absence de ponctuation en dehors du point final.
La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
désir à combler faim à satisfaire
un cœur généreux
une main tendue une main ouverte
des yeux attentifs
une vie la vie à se partager.
Extrait du recueil le Phénix. 1951